Questions pour mon équipe (Fiche thème)

Itinéraire « Mon comportement en vue du bien commun »

Mon entreprise sert-elle ou détruit-elle le bien commun ? Est-elle, sous certains aspects, une structure de péché c’est-à-dire une organisation qui pousse les personnes à détruire le bien commun ?

Toute entreprise sert le bien commun, tant par les services qu’elle rend en s’intégrant au grand jeu d’échanges qui constitue l’activité économique, que par ce qu’on appelle la responsabilité sociale de l’entreprise. D’autre part, elle a un bien commun particulier « qui lui permet de se reconnaître en tant que telle » (en tant que communauté humaine particulière – CEC n°1910).

Mais peut-elle être aussi destructrice du bien commun ? Peut-elle être – plus ou moins, bien sûr et sous certains aspects – une « structure de péché », une organisation où ceux qui la constituent et en sont membres peuvent, dans certains cas, être amenés à des comportements qui risquent d’avilir l’être humain et dissolvent le lien social ?

Les « “structures de péché” (…) ont pour origine le péché personnel et, par conséquent, sont toujours reliées à des actes concrets des personnes » (saint Jean-Paul II, SRS n°36).

Ce péché personnel a plusieurs dimensions. « Le péché est une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite ; il est un manquement à l’amour véritable, envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens. Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la solidarité humaine. » (CEC n°1849)

Mais ces péchés personnels peuvent faire naître de telles « structures de péché », « les consolider et les rendre difficiles à abolir » (saint Jean-Paul II, SRS n°36). Ainsi, on peut identifier certains aspects – plus ou moins cachés, plus ou moins implicites – qui incitent, qui peuvent « pousser » les personnes à des comportements qui détruisent le bien commun et dégradent les êtres humains.

Questions pour le partage sur le thème du bien commun

  • La manière dont je gère les personnes dans l’entreprise peut-elle les mettre dans des situations moralement difficiles ? Devant des tentations auxquelles il leur sera difficile de résister ?
  • Quelle culture spécifique innerve mon entreprise ? Est-ce une culture de solidarité entre ses membres ou est-ce le « chacun pour soi » ? Puis-je la modifier, la « hisser vers le haut » ?
  • J’ai le souci du résultat financier ; mais est-ce « à tout prix » et quels que soient les moyens mis en œuvre ?
  • Quelle philosophie ai-je développée dans mon entreprise vis-à-vis des « parties prenantes » extérieures à l’entreprise : clients, fournisseurs, sous-traitants, concurrents, etc. ?

Références bibliographiques concernant le bien commun