Dans les médias

Famille Chrétienne – François Vigne « nous devons veiller à protéger nos salariés »

Publié le 01/04/2020

Le 31 mars, François Vigne, dirigeant de Sycomore Corporate Finance, membre des EDC, président du comité de rédaction de la revue Dirigeants Chrétiens, répondait aux questions de Famille Chrétienne sur les mesures proposées aux entreprises par le gouvernement et sur les priorités en ces temps de crise, priorité qui sont la poursuite du bien commun et la sécurité des collaborateurs. Extraits choisis.

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Famille Chrétienne. « Que dit le réseau des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) à ses membres, en cette période de crise sanitaire ? »
C’est un message de solidarité et de responsabilité. Solidarité parce que nous sommes convaincus, comme
dans beaucoup de cas, qu’on ne s’en sortira pas tout seul. Et donc il est important que nous, chefs
d’entreprises, soyons solidaires du pays, bien entendu, et aussi des autres entreprises. Ce qui s’exprime par
des gestes concrets.
Famille Chrétienne. « Lesquels ? »
Par exemple, l’une des réactions que peuvent avoir un certain nombre d’entreprises, pour préserver
leur propre trésorerie, est de retarder le paiement de leurs factures. Ce réflexe mettra en difficulté leurs
fournisseurs. Un certain nombre de grands groupes, aujourd’hui, peuvent pratiquer ce genre de rétention. À
chaque fois qu’on le fait, peut-être qu’on agit dans l’intérêt immédiat de son entreprise, mais en tous cas on
agit contre le bien commun puisqu’on risque de mettre en difficulté les entreprises les plus fragiles : celles qui
ont le moins de trésorerie. Notre appel, c’est d’être solidaire.
[…]
Le deuxième point, quand on parle de solidarité, c’est de ne pas recourir aux dispositifs qui sont ouverts par
l’État (report de charges, prêts garantis, etc. Ndlr) si l’on n’en a pas besoin. Cela ne sert à rien de charger
le système.
Famille Chrétienne. Vous insistez aussi sur la solidarité avec vos salariés. C’est-à-dire ?
Plus que de solidarité, c’est pour nous une dimension de responsabilité. Le plus difficile de la crise actuelle
sont les incertitudes que nous avons sur sa durée. Sur ses effets. On voit que ce phénomène se répercute de
façon mondiale et séquentielle.
Famille Chrétienne. Y a-t-il une solidarité entre membres des EDC ?
Certaines entreprises, déjà fragiles, dans des secteurs plus exposés que d’autres, peuvent être aujourd’hui
en grande difficulté. Nous essayons de les soutenir parce que, les difficultés [liées à la crise sanitaire, Ndlr],
imprévues, arrivent parfois de façon soudaine. Comme, tout-à-coup, ne plus avoir du tout de chiffre d’affaire.
Ça peut être assez vertigineux. Nous sommes là pour aider nos membres par des actions solidaires et par
des conseils.