Eclairage spirituel

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » : Evangile commenté

Publié le 13/03/2017

Evangile de Jean 13, 34

31 Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. 32 Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. 33 Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. 34 Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. 35 À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » 36Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » 37 Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » 38Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois.

Commentaire de Jean 13, 34

L’Évangile de Jean est une lumière fulgurante sur bien commun ; il en éclaire non les modalités concrètes mais l’intention. Pourtant, le commandement de l’amour est bien éloigné des pratiques ordinaires des affaires et des milieux économiques qui nous sont familiers. Comment aimer le fournisseur défaillant ? Le client mécontent ? Le délégué syndical qui s’oppose à ce qui est nécessaire au développement de l’entreprise ?

Imiter le Christ dans l’univers de l’entreprise serait-il  un chemin impossible, révélant inévitablement nos limites et nos déficiences naturelles ? La solution est bien sûr dans le « comme ». Il peut se comprendre dans un sens dynamique, une sorte de chemin spirituel qui ouvre à la grâce et au bien.

Tout bien commun a ses racines dans le Christ. Il s’agit donc de donner une place au Christ et dans nos vies et d’être greffé sur lui. Le commandement peut alors être compris de la façon suivante : En raison de ce que je vous ai aimé, soyez en sûr, vous êtes rendus capables de vous aimer. Bien souvent le bien commun consistera en de petites choses dont nous sommes capables par grâce : un sourire, une parole aimable une poignée de mains. Ma journée éclairée par l’Évangile fait que la bonne nouvelle se fait réalité par des dispositions que je cultive et surtout par la grâce prévenante du Christ.

Il est important d’être conscient de ce royaume qui nous est confié, de nos responsabilités pour l’œuvre commune, pour ce bien commun, en tant que chrétiens : lire l’Evangile et partir au travail avec cette intention du bien. C’est vrai, telle personne m’agace et il me répugne de lui adresser la parole, mais le Seigneur m’a aimé le premier et il m’a commandé d’aimer comme lui. Je peux faire un geste, je peux dire un mot. Alors, allons-y ! Faisons exister la bonne nouvelle. Servons le bien.