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Examen de conscience inspiré de la pensée sociale chrétienne

15 mars 2022 Eclairages spirituels
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Examen de conscience à partir des fondamentaux de l'éthique / La Pensée Sociale Chrétienne Frère Tanguy Marie Pouliquen, de la communauté catholique des Béatitudes.

Au regard des différents principes et attitudes mentionnés, considérés comme des fondamentaux par la Pensée Sociale Chrétienne, je me demande en présence de Dieu :

 

1. Le principe fondamental :

Le respect intégral de la personne : Est-ce que je respecte chacun de mes collaborateurs ? Est-ce que je les estime réellement ? Est-ce je veux leur croissance personnelle ? Est-ce que je leur donne les moyens d’être plus heureux au travail ? Est-ce que je leur donne le temps d'évoluer ? Est-ce que j'accepte qu'ils se trompent ? Est-ce que je me donne pour moi-même le droit à l’erreur ou suis-je trop dur ? Est-ce que j’accepte de me faire aider, corriger par les autres ? La personne se trouve elle-même dans le don de soi : Est-ce que j'aide chacun à se donner à partir de ses talents ? Quelle place je donne à la gratuité dans les échanges ? Est-ce que je considère l'autre comme mon frère avant d'être mon subordonné ? Suis-je responsable de mon frère ? Est-ce que j'accueille la personne handicapée, fatiguée, en difficulté, en échec, en burn-out, comme un don pour mon cheminement et celui de l’entreprise ? Est-ce que j’aime me dépasser pour rendre service ou suis-je un rentier ?

 

2. Les cinq principes connexes :

La promotion du bien commun, bien de tous et de chacun (à distinguer de la volonté générale ou de l'intérêt général) : Est-ce que je stimule l'unité autour de moi ? Suis-je artisan de communion dans les relations ? Estce que je favorise sinon les rivalités, les divisions pour mieux régner ? L’entreprise est-elle pour moi d’abord une communauté de personnes ? Est-ce que j’évalue l’impact de mes décisions sur les autres, sur l’environnement, sur le bien durable ? Est-ce que j’accepte de gérer avec d’autres ce qui est en commun ? Mon travail a-t-il une bonne incidence sur mon couple, sur l’unité familiale ?

 

La destination universelle des biens (votre argent comme simple moyen vous a été confié pour le bien du plus grand nombre) : Mon rapport à l'argent est-il finalisé par le bien des personnes, de mon entreprise, de la société ou bien l'argent a-t-il une fin en elle-même pour moi ? Est-ce je veux faire trop de réserves au-delà du raisonnable ? Est-ce que je prie pour discerner comment bien gérer mon argent ?

 

La solidarité (assurer le minimum à tous pour vivre dignement en privilégiant les plus démunis selon l'option préférentielle des plus pauvres) : Est-ce que j'ai le souci des plus pauvres, et vulnérables autour de moi ? Ont-ils la première place dans mon quotidien ? L'option préférentielle pour les plus pauvres est-elle une réalité vécue pour moi ? Ou bien est-ce que j’élimine les plus faibles parce qu’ils ne sont pas immédiatement rentables ? Est-ce que je partage les profits de mon entreprise à mes salariés ? Est-ce que je me renseigne pour savoir qui ne va pas bien ?

 

La subsidiarité (libérer l'initiative en vérifiant qu'aucune décision pouvant être prise au niveau N-1 n'est prise au niveau supérieur, enjeu d'une juste délégation) : Est-ce que je laisse de la place pour les initiatives des autres ? Suis-je ouvert à la nouveauté ou est-ce que je préfère tout enfermer dans des processus préalablement décidés ? Le sens du dialogue est-il plus important que les protocoles ? Est-ce que je fais confiance à mes collaborateurs ?

 

La participation (chacun est digne et riche d'apporter sa part à la richesse de l'entreprise en s'engageant personnellement) : Est-ce que je sais remercier les personnes pour leur travail ? Est-ce que je cherche à écouter les signaux faibles autour de moi (comme les solutions alternatives) ? Est-ce que je veux construire un projet d'ensemble à partir de la contribution de chacun ? Ou suis-je trop contrôlant ? M’arrive-t-il d’être cassant, têtu ?

 

3. Les attitudes complémentaires :

 

La justice, rendre à chacun ce qui lui revient comme reconnaissance et juste salaire. Est-ce que je sais aider financièrement les personnes en difficulté ? Ai-je le souci de considérer aussi le salaire comme une aide pour la famille de mon salarié ? Ai-je le souci de promouvoir les personnes en raison de leur service ou bien est-ce que je fais des passe-droits ? Mon salaire est-il raisonnable, justifié, au regard des salariés au bas de l’échelle ? La vérité, signe d'une parole tenue, d'objectif et de risques de travail transparent. Est-ce je tiens parole ? En quoi je mens, je fais double jeu ? Est-ce que j'avance caché ? Ai-je une double comptabilité ? Ai-je de l'argent placé dans des paradis fiscaux ? Est-ce que j’accepte d’entendre tous les points de vue ? La liberté, qui notamment par l'assertivité cherche à ne jamais dominer, agresser, soumettre, manipuler l'autre mais à le mettre au maximum en situation de choix, de s'engager. Est-ce que je respecte la conscience des personnes, leurs valeurs au travail ? Est-ce que je considère la liberté de chaque personne comme inhérente à sa condition de salarié ? Suis-je autoritaire ? Liberté signifiant également responsabilité, est-ce que je sais donner des responsabilités aux personnes ? Lors des évaluations, est-ce que j'accepte leur originalité ?

 

L'amour, comme finalité : capacité de générer du bien être ensemble à travers du don gratuit et de la confiance. Est-ce que j’aime mes collaborateurs ? Est-ce que je prie pour eux ? Est-ce que je vérifie qu’ils se sentent aimés, estimés, reconnus… Est-ce que je les aide à regarder leur travail comme un service pour les autres ? Est-ce que j’encourage et dis du bien sur les autres ? Le "capital don", le don de soi généreux porté par des valeurs engage les autres à faire de même. Est-ce que je favorise les échanges spontanés autour de moi ? Est-ce que je me laisse aimer par mes proches au travail ? Est-ce que je développe une culture de la bienveillance et de la gratitude autour de moi ? Dans mon travail, est-ce que je veux être d’abord un serviteur de Dieu, un servant leader (un leader au service des autres) ?

Mémento à l'intention des catholiques

Prenez le temps qu’il vous faut. Préparez-vous en cherchant, dans le secret de votre cœur, ce qui a pu offenser le Seigneur depuis votre dernière confession (ou depuis votre baptême, si vous ne vous êtes jamais confessé.). Vous trouverez plus bas quelques questions, quelques « pistes » pour vous aider.

 

N’hésitez pas à demander aussi au prêtre de vous aider, si vous n’avez pas l’habitude, ou si vous éprouvez des difficultés. Une fois que vous êtes prêt, vous pouvez dire au prêtre : « Bénissez moi, mon Père, parce que j ai péché. » Il vous bénit et vous lui dites à quand remonte à peu près votre dernière confession. Puis, très simplement, avec beaucoup de confiance, car le prêtre tient la place de Jésus, vous confiez tous les péchés dont vous vous souvenez. Le prêtre vous écoute avec un cœur qui ne juge pas, mais qui aime et qui console : le cœur de Dieu. Ne gardez rien pour vous : vous empêcheriez Dieu de venir guérir ces blessures.

 

Au contraire, soyez simple, franc et humble. Vous connaitrez la joie d’un cœur libre ! Il vous dit ensuite quelques mots pour vous aider. Vous pouvez, s’il vous le propose, redire votre acte de contrition (= regret) pour montrer à Dieu que vous regrettez vraiment de l’avoir offensé mais que vous avez confiance en son pardon : « Mon Dieu, j ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplait. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. » Puis le prêtre vous donne le pardon du Seigneur : l’absolution.

 

Tous vos péchés sont pardonnés, votre cœur est totalement pur !

 

Le prêtre peut vous proposer aussi une pénitence, un acte ou une prière que vous ferez pour montrer au Seigneur votre désir de réparer le mal commis, et de progresser. Gardez tout au long de ces jours-ci cette joie profonde de vous savoir pardonné, guéri, purifié, aimé de Dieu. Vous lui avez donné sa plus grande joie : celle de vous combler de son pardon !




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