Un référentiel : la pensée sociale chrétienne

S'appuyer sur la pensée sociale chrétienne

Un référentiel pour l'exercice des responsabilités du dirigeant

Construite à la lumière de l’évangile, la Pensée sociale chrétienne est un référentiel pour l’exercice des responsabilités du dirigeant au quotidien.
Elle nous aide à nous interroger sur la place faite à l’homme dans nos entreprises, au sens de l’activité de notre entreprise, au partage des richesses, aux règles de vie à mettre en place, au style de management à développer.
Elle propose "des principes de réflexion, des critères de jugement, des orientations pour l'action" (Sollicitiudi rei socialis). Elle ne donne pas des solutions toutes faites, sa force est de poser les bonnes questions.
La mise en oeuvre de la Pensée sociale chrétienne dans son entreprise conduit le dirigeant à développer, à son échelle, l'économie du bien commun.

Les origines de la Pensée sociale chrétienne

Les chrétiens, par leurs actions et leur engagements, ont accumulé une expérience unique de l'homme et des sociétés. Ainsi dès le 19e siècle, des patrons chrétiens ont organisé leurs entreprises dans le respect des personnes.
La pensée sociale chrétienne est cette expérience.
La Pensée sociale chrétienne correspond à la doctrine sociale de l'Eglise, enrichie des enseignements protestants. Les Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens et leurs conseillers spirituels rattachés aux différentes Eglises catholiques, protestantes et orthodoxes, ont produit des contributions sur la pensée sociale chrétienne à destination des entrepreneurs et dirigeants.

Pour de nombreux membres, sa mise en oeuvre est la racine du succès de leur entreprise.

Ceux qui ont utilisé et travaillé la Pensée sociale chrétienne et l'ont mis en oeuvre savent à quel point elle est "efficace". Parce qu'elle créé une culture propice à la responsabilité, à la créativité, à la coopération, au sens du service. Parce qu'elle permet de poser un regard vrai et juste sur les organisations, elle facilite des prises de décision pertinentes.

Les six principes de la pensée sociale chrétienne 

Il existe 6 principes dans la Pensée sociale chrétienne. Le premier, la dignité de l’homme, fonde les cinq autres : le bien commun, la subsidiarité, la destination universelle des biens, la solidarité, la participation. Ils sont traités chacun dans une rubrique séparée du site bien qu’ils soient intimement liés.

La dignité

La dignité est le principe fondateur de la pensée sociale chrétienne. L’Église voit dans l’homme, dans chaque homme, l’image vivante de Dieu lui-même. Notre vision de l’homme, de la société, et de l’entreprise en particulier, est nécessairement inspirée de cette dignité fondamentale et, en la reconnaissant en tout homme, oriente notre regard vers l’unicité de chaque personne, une et unique.

Le bien commun

Le principe du bien commun manifeste l'orientation idéale de la vie de l'entreprise. Le bien commun est une notion souvent ignorée ou mal comprise. Il est donc primordial de l’expliquer et de s’interroger sur sa mise en œuvre concrète. Rechercher le bien commun pour son entreprise consiste à la diriger, l’organiser et l’animer de façon à ce que chacun de ses membres et elle-même tendent vers « leur perfection ».

La subsidiarité

Le principe de subsidiarité appartient au socle fondamental de la pensée sociale chrétienne. Son énoncé est simple : « Donner la responsabilité de ce qui peut être fait au plus petit niveau d’autorité compétent pour résoudre le problème. » 

La participation

Le principe de participation qui consiste à ce que chacun « apporte sa pierre » dans tous les domaines de la vie sociale, est profondément ancré dans les principes qui guident l’enseignement des églises, sur la reconnaissance de la Dignité et de la Liberté qui donnent la capacité d’agir à tout homme.

La destination universelle des biens

Le principe de destination universelle des biens, qui découle directement du Bien commun, entraîne pour nous, entrepreneurs et dirigeants chrétiens, la nécessité d'imposer une limite à la propriété privée, limite imposée par les besoins des hommes qui nous entourent, et le respect de la Création qui nous est confiée.

La solidarité

« Personne ne peut affronter la vie de manière isolée » écrivait le pape François dans Fratelli Tutti. En effet, la solidarité est d’abord une caractéristique anthropologique de cet être de relation qu’est l’homme. La morale chrétienne appelle à faire de cette solidarité à la fois une vertu que chacun doit manifester dans ses actes de charité et un principe social.

Dans la vie d’équipe aux EDC, il est question de „thèmes“ et de „questions“ :

 

 

Les thèmes sont des applications de ces principes de la pensée sociale chrétienne. Leur liste n’est pas figée. Elle évolue en fonction des contextes et de l’actualité. Ainsi, les dirigeants d’entreprise sont aujourd’hui concernés par le travail, la propriété, le partage de la valeur, la préservation de la maison commune, l’option préférentielle pour les pauvres….

 

Les questions sont l’expression des interrogations, des problèmes concrets auxquels un dirigeant peut être confronté. Les questions sont aussi multiples que les situations vécues par les dirigeants d’ entreprises. Aux EDC, ces questions viennent nourrir la réflexion personnelle, en équipe et les réflexions du mouvement.