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De l'importance de prier les uns pour les autres

20 juin 2019 Eclairages spirituels
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Dans ce texte, le prêtre catholique hollandais, Henri J.M. Nouwen, qui fut aumônier de l’Arche et ami de Jean Vanier, nous appelle à faire de notre « je prierai pour toi », que nous nous lançons avant nos départs en vacances, un véritable engagement, pour entrer toujours plus en humanité et en compassion avec l’autre, avec nos coéquipiers EDC, nos familles, nos collaborateurs.

« Quand nous disons aux gens: « Je vais prier pour vous », nous prenons un engagement très important. Il est regrettable que ce propos ne reste le plus souvent qu’une marque de sympathie bien intentionnée. Mais si nous apprenons à descendre avec notre esprit jusque dans notre coeur, tous ceux et celles qui ont fait partie de notre vie seront conduits en présence de Dieu et seront touchés par Dieu au centre de notre être. Nous parlons ici d’un mystère pour lequel les mots font défaut. Selon ce mystère, le coeur, qui est au centre de notre être,esttransformé… pour devenir le coeur même deDieu, coeur assez vaste pour embrasser l’univers entier. Par la prière nous pouvons porter dans notre coeur toute la souffrance et toute la tristesse humaine, tous les conflits et toutes les agonies, toute la torture et toutes les guerres, toute la faim, toute la solitude et toute la misère, non pas du fait d’une aptitude psychologique ou affective exceptionnelle, mais parce que le coeur de Dieu fait un avec le nôtre.

 

Si je fais réellement entrer au plus profond de moi-même mes amis et toutes les personnes pour lesquelles je prie et si je ressens dans mon âme leurs douleurs, leurs difficultés, leurs larmes, si je sors de moi-même, pour ainsi dire, et si je deviens eux, alors j’ai de la compassion. La compassion est au coeur de notre prière pour nos semblables. Quand je prie pour le monde, je deviens le monde; quand je prie pour les besoins innombrables de la multitude, mon âme se dilate et cherche à les embrasser tous pour les conduire en présence de Dieu. Mais au milieu de cette expérience, je saisis que la compassion ne vient pas de moi, qu’elle est un don que Dieu me fait. Je ne peux embrasser le monde, mais Dieu le peut. Je ne peux pas prier, mais Dieu peut prier en moi.

 

Quand Dieu s’est fait pareil à nous, c’est-à-dire quand Dieu nous a permis à tous d’entrer dans sa vie intime, il nous est devenu possible de partager sa compassion infinie.

 

En priant pour les autres, je me perds moi-même et je deviens l’autre, mais je suis aussitôt retrouvé par l’amour divin qui enserre toute l’humanité dans un immense élan de compassion. »

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Extraits de « The Way of the Heart et de The Genesee Diary« , traduits et cités dans « La seule chose nécessaire : vivre une vie priante« , Ed. Bellarmin, 2001, p. 144 et 178




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