Actualités

Partager sur :

Chemin de Carême 2021 : 2ème semaine

01 mars 2021 Priere
Vue 69 fois

Nous entrons dans la 2e semaine du carême. Avec vous, je réfléchis sur l’espérance à partir du message du Pape François pour le Carême.

Enfin, une méditation de l’évangile du dimanche (Mc 9, 2-10 : la Transfiguration) vient ponctuer cet envoi que vous pourrez lire tout ou en partie selon votre disponibilité. La quarantaine du carême ne nous enferme pas mais nous tourne vers Dieu et vers les autres.

En prenant du recul, il devient le moment favorable, l’espace propice à la réflexion, au détachement. La rencontre se révèle parfois de façon inattendue, comme sur le Thabor.

Bon carême à tous

p. Vincent Cabanac, aa

Chant : 

Louange à toi, Jésus transfiguré 

Louange à Toi, Jésus transfiguré, Les disciples ont vu Ta gloire : Pour qu’en ta croix, ils te contemplent, Toi, la splendeur du Père. 

 

1- Seigneur, je t’en prie, fais-moi voir ta face !  Et Dieu dit : “Je te cacherai dans la fente du rocher,  et je poserai ma main sur toi;  mais ma face, on ne peut la voir sans mourir ! ”  

2- Voici que Moïse et Élie, apparus dans la gloire,  s’entretenaient avec lui de son exode à Jérusalem;  car le Fils de l’homme sera livré aux bourreaux,  il sera mis à mort, mais le troisième jour il ressuscitera! 

3 - Dieu, personne ne l’a jamais vu,  mais le Fils qui est dans le sein du Père, lui, nous l’a révélé;  et nous avons vu la gloire qu’il tient de son Père,  comme Fils unique plein de grâce et de vérité !

Les questions les plus profondes de l'homme

Voici des paroles percutantes et toujours d’actualité d’un document adopté par le Concile Vatican II sur l’Eglise dans le monde de ce temps (Gaudium et spes - 1965).

On y trouve une source d’inspiration pour les EDC. "Le monde actuel apparaît à la fois comme puissant et faible, capable du meilleur et du pire ; le chemin qui s'ouvre devant lui est celui de la liberté ou de la servitude, du progrès ou de la régression, de la fraternité ou de la haine. En outre, l'homme découvre qu'il lui appartient de bien diriger les forces qu'il a mises en mouvement et qui peuvent l'écraser ou le servir. C'est pourquoi il s'interroge.

En vérité, les déséquilibres dont souffre le monde actuel sont liés à un déséquilibre plus fondamental, qui a sa racine dans le cœur même de l'homme. C'est en l'homme lui-même, en effet, que de nombreux éléments se combattent. D'une part, comme créature, il lit l'expérience de ses multiples limites ; d'autre part, il se sent illimité dans ses désirs et appelé à une vie supérieure, sollicité par tant d'appels, il est sans cesse contraint de choisir entre eux et d'en abandonner quelques-uns. En outre, faible et pécheur, il accomplit souvent ce qu'il ne veut pas et n'accomplit point ce qu'il voudrait. C'est donc en lui-même qu'il souffre division, et c'est de là que naissent au sein de la société des discordes si nombreuses et si profondes. Certes, beaucoup d'hommes, dont la vie est imprégnée de matérialisme pratique, sont détournés par là d'une claire conception de cette situation dramatique ; ou bien, accablés par la misère, ils sont dans l'impossibilité d'y prêter attention. Un grand nombre d'entre eux pensent trouver leur tranquillité dans les multiples explications du monde qui leur sont proposées. Certains attendent du seul effort de l'homme la libération véritable et complète du genre humain ; ils se persuadent que le règne futur de l'homme sur la terre comblera tous les vœux de son cœur. Beaucoup, désespérant du sens de la vie, exaltent les audacieux qui, jugeant l'existence humaine dénuée par elle-même de toute signification, tentent de lui donner, par leur seule inspiration, tout son sens. Néanmoins, il y en a de plus en plus qui, devant l'évolution présente du monde, se posent les questions les plus fondamentales ou les perçoivent avec une acuité nouvelle : Qu'est-ce que l'homme ? Que signifient la souffrance, le mal, la mort, qui subsistent malgré tant de progrès ? À quoi bon ces victoires payées d'un si grand prix ? Qu'est-ce que l'homme peut apporter à la société ? Que peut-il attendre d'elle ? Qu'arrivera t-il après cette vie terrestre ? L'Église, quant à elle, croit que par son Esprit le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l'homme lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation. Elle croit qu'il n'est pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes par lequel ils doivent être sauvés. Elle croit aussi que l'on trouve la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine en son Maître et Seigneur. Elle affirme en outre qu'à travers tous les changements, bien des choses demeurent qui ont leur fondement ultime dans le Christ, le même hier, aujourd'hui et à jamais."

Méditation sur le Message de Carême 2021 du Pape François

A lire en ligne 👉 ici 3/ La Samaritaine (Jn 4, 10) pense naturellement à l’eau matérielle. Mais Jésus parle de l’Esprit Saint qu’il offrira en abondance dans le Mystère pascal et qui nous remplira de l’espérance qui ne déçoit pas. Dans son dialogue avec la Samaritaine, propre à l’évangile de Jean, Jésus traverse une terre qu’il fallait éviter pour ne pas approcher les parias. Et voilà qu’au gré d’une rencontre, il parle à une femme de Samarie qui s’en étonne. C’est déjà le premier enseignement de Jésus : ne pas rester entre soi mais oser dialoguer et annoncer notre foi même à ceux qui en sont éloignés ou se sentent rejetés de nos Eglises. Cela peut partir d’un geste simple : donner à boire ou à manger, répondre à une recherche d’emploi, à un projet de formation, accompagner dans une préparation au mariage… Jésus vient abreuver ceux qui ont soif, non pas seulement avec de l’eau mais aussi avec le don de l’Esprit Saint. Tout temps d’épreuve peut être vécu et dépassé par son accueil. Je le perçois dans des épisodes récemment partagés avec plusieurs membres EDC, que ce soit pour les nombreux projets d’Agir avec les EDC ou le lancement de nouvelles Ecoles de production. A chaque fois, les initiateurs et promoteurs s’investissent à fond et avec beaucoup de générosité pour les voir aboutir. La course d’obstacles devient fatigante, parfois même désespérante devant les freins et les inerties. Pourtant, voir tous ces membres s’investir dans la durée et avec désintéressement permet de mesurer combien ils sont habités par l’espérance : persévérer même dans la difficulté. C’est en s’abreuvant à l’eau vive de la foi en la résurrection, en suivant l’appel du Christ à servir nos frères, que ces membres EDC vont jusqu’au bout. Dans l’espérance, l’Esprit Saint arrive à nous sortir de nos tunnels et à nous ouvrir vers un horizon.

Dimanche 28 février 2021 (Année B)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 9, 2-10)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Réflexion

Le visage du Christ se révèle à nous Après avoir annoncé sa passion et sa résurrection (Mc 8, 31-33), Jésus se met à l’écart sur un lieu élevé et ne s’y rend pas seul. Trois apôtres l’accompagnent à sa demande. Alors Dieu intervient pour transfigurer le visage de Jésus et rendre éblouissants ses vêtements. L’intervention divine se manifeste dans la nuée et la reconnaissance de son Fils bien-aimé, avec une injonction : « Ecoutez-le ! »

On ressent bien le lien avec le baptême de Jésus et avec le temps de la passion et de sa résurrection lumineuse. La Transfiguration n’est pas un moment magique où dominerait le surnaturel. Trop d’éléments humains s’y trouvent. Si Pierre garde ses préoccupations terre à terre, c’est l’humanité qui est là, de Moïse messager du Dieu libérateur et guide de son peuple, jusqu’aux disciples du Christ, en passant par Elie, voix des prophètes. Le Christ s’inscrit dans l’histoire de l’humanité qu’il transfigure et à laquelle il se révèle dans la pleine clarté.

A quelle transfiguration pouvons-nous participer aujourd’hui ? Acceptons-nous l’invitation de Jésus à quitter la plaine de notre existence pour monter un peu plus haut, à l’écart ? Percevons-nous son appel à voir ce qui se révèle devant nos yeux dans nos familles, nos entreprises, nos communautés de vie ?

Le Christ continue à nous faire voir les signes de sa présence. Il partage notre condition humaine. Il ne nous abandonne pas à notre sort. Sommes-nous hospitaliers et accueillants envers le Christ ? A-t-il sa place dans notre vie pas seulement au moment du culte ou de la messe ?

« Puisque le Christ a accepté toute la faiblesse de notre pauvreté, si nous persévérons à le confesser et à l'aimer, nous sommes vainqueurs de ce qu'il a vaincu et nous recevons ce qu'il a promis. Qu'il s'agisse de pratiquer les commandements ou de supporter l'adversité, la voix du Père que nous avons entendue tout à l'heure doit retentir sans cesse à nos oreilles : 

Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » (Sermon de St Léon le Grand)






J'aime

Aucun commentaire

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.