Témoignage d'un membre des EDC

La subsidiarité dans le développement des personnes

Publié le 05/04/2017

Témoignage de Naji Bouassi, membre des EDC

Suite à un plan de sauvegarde de l’emploi dû à l’évolution de la taille de l’entreprise et à celle de l’outil informatique, une réorganisation touche les services administratifs comptabilité et RH d’un magasin dans la grande distribution. La réorganisation fait passer l’effectif de 7 à 5 personnes.

Dans la nouvelle organisation, Naji Bouassi confie le recrutement à une collaboratrice chargée de la planification même si ce travail devait être confié à l’assistante RH. Elle a disposé d’une grille de discernement pour se questionner, se projeter par rapport à sa situation familiale. Selon lui, « pour être créateur de valeur, il faut laisser chacun prendre ses décisions, avec une liberté de choisir. » Elle définit le besoin et s’occupe du recrutement avant de présenter aux managers. C’est un choix pour le développement des compétences et la simplification des process.

« Dans cette démarche, j’ai cherché à répondre à deux objectifs : celui de la restructuration et celui du développement de la personne. La subsidiarité ne se déploie pas uniquement dans le cadre du travail, elle est au cœur de la relation humaine. Elle passe par des engagements entre personnes, avec le Christ au centre. »

Message aux dirigeants chrétiens

« Cela fait partie du rôle du patron chrétien de préparer ses collaborateurs à faire autre chose. Pour la satisfaction des clients et le fonctionnement quotidien de l’entreprise les perspectives à court terme sont nécessaires. Mais quand il s’agit des personnes, la préoccupation du moyen et long terme est essentielle.

Je vois l’apport de ma foi dans la joie que j’éprouve à voir quelqu’un grandir. Avant un entretien, je confie d’abord la situation à Dieu. C’est à chaque moment qu’on est chrétien. Je dépose mon travail dans la prière et cela me nourrit. »