Dossier revue

Dirigeants chrétiens n°84 – Assises régionales 2017 Vivons la Pensée sociale chrétienne !

Publié le 18/07/2017

Extrait du dossier

Ce numéro aurait pu aussi s’intituler « Vivons l’Évangile ! » car c’est bien de cela qu’il s’agit, suivre le Christ, y compris dans son activité professionnelle. Alors cette « PSC », fil rouge des assises régionales, que nous dit-elle ? C’est un guide exigeant pour le dirigeant, qui propose des principes de réflexion, des critères de discernement et des directives d’action. C’est aussi un formidable accélérateur de développement et de mobilisation dans l’entreprise. Ils étaient près de 2 500 entrepreneurs et dirigeants, dans toute la France, à se former, partager et prier pour mettre toujours davantage en adéquation leur foi et l’exercice de leurs responsabilités.

 


 

Assises Régionales 2017

Près de 2 500 entrepreneurs et dirigeants ont participé aux assises régionales des EDC du 10 mars au 19 mai 2017. Chacune des 19 régions a travaillé sur un grand principe de la pensée sociale chrétienne, s’inscrivant ainsi dans la feuille de route proposée par Laurent Bataille pour mettre les EDC en chemin vers les assises nationales de Strasbourg.

Ces assises régionales ont rassemblé membres de mouvement, sympathisants, invités mais aussi des jeunes pour des moments fraternels qui ont permis à chacun de se former sur les grands principes de la pensée sociale chrétienne, de témoigner d’une vision chrétienne de l’entreprise, de partager des expériences vécues en entreprise ainsi que de prier et célébrer ensemble.

Pour Laurent Bataille, « une dynamique est à l’œuvre », il se réjouit de la vitalité des assises, qui « nourrissent » le mouvement. En témoignent l’implication des équipes organisatrices des assises, les partenariats noués avec la presse locale, la qualité des propositions et l’engagement de chacun : « C’est bien qu’il y ait plus de « bottom-up » que de « top-down » », résume le président.

 

Témoignages des assises

 

« Ces assises m’ont conforté sur des notions comme le management ou les relations avec mes salariés. Cela m’a permis de prendre un peu de recul et, concrètement, cela a provoqué une ou deux réunions d’équipes, qui se sont révélées être très constructives et nécessaires. Au quotidien, je me nourris de la pensée sociale chrétienne, qui me sert de référence. Je me sens moins seul, parce que c’est une marche à suivre, qui me met plus en confiance. Cela me force à poser les choses, à être moins stressé par rapport aux aléas de la vie de dirigeant et à prendre du recul. »

Alphonse Proffit, fondateur et dirigeant de EISGE
équipe EDC Montargis

 

« Invité par l’un des membres des EDC, ces assises ont été pour moi l’occasion de découvrir les EDC. Une chose m’a frappé, c’est la bienveillance et la disponibilité des gens que j’ai rencontrés là-bas. Dans le monde professionnel que j’ai connu, c’est quelque chose qui est loin d’être coutumier !

Je souhaite actuellement reprendre une entreprise, et ces assises m’ont permis d’intégrer la notion de bien commun dans ma grille de lecture. Même à un niveau modeste, il faut que mon projet soit utile à la société et ait un vrai sens. »

Olivier Cordonet, en recherche de reprise d’entreprise

 

« Les assises étaient pour moi l’occasion de redéfinir un peu mieux la notion de la subsidiarité, et voir comment je pouvais essayer de l’appliquer au quotidien dans mon entreprise. Pour moi, c’est vraiment quelque chose d’important, car cela permet de faire grandir les personnes au sein de l’entreprise, que ce soit les employés ou le dirigeant lui-même.

Je travaille dans une petite entreprise, et j’ai besoin de faire confiance à mes salariés, tout comme ils doivent avoir confiance en moi : c’est indispensable pour que nous puissions avancer. Un jour, l’un de mes collaborateurs m’a avoué qu’avant d’arriver chez nous, il avait l’habitude de travailler sans réfléchir et, qu’ici, il pouvait discuter et qu’il se sentait écouté. Cela m’a fait plaisir, c’est peut-être un signe que je suis sur la bonne voie ! J’essaie de faire confiance et de déléguer, tout en accompagnant mes collaborateurs. Le but est de leur montrer qu’ils ont une valeur importante pour l’entreprise, que ce ne sont pas des pions qu’on manipule. »

Laurent Bruet, dirigeant de Sud Ouest Sécurité système
Équipe EDC Bordeaux 4