Dossier revue

Dirigeants chrétiens n°43 – Se former pour l’entreprise

Publié le 01/09/2010

Couverture DC 43Extrait du dossier

Au début du XVIe siècle, le fils d’un coffretier de Laval, Ambroise Paré, fut d’abord marmiton, puis apprenti barbier de Maître Vialat avant de faire la carrière de « grand médecin et de grand chirurgien » que l’on sait. Ambroise Paré fut sans doute le premier apprenti célèbre.
Si les temps sont autres, s’interroger sur la formation montre aujourd’hui un étonnant éventail de possibilités ouvertes sur l’entreprise : « Les apprentissages scolaires doivent s’enrichir d’une ouverture sur le monde du travail, sur le monde de l’entreprise », rappelait Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale. Les besoins en formation se développent et la pédagogie se renouvelle. Le travail exige peut-être davantage aujourd’hui qu’hier. La valeur du travail reste, comme le rappelait Lucien Deveaux, PDG du groupe Deveaux, lors des Assises des EDC à Besançon : « Nous avons réussi à faire comprendre à nos enfants la valeur du travail d’abord, à leur montrer aussi que ce n’est pas le bagne de travailler, et que même dans un métier avec une image détériorée (le textile), l’espérance est possible. »


Paroles de dirigeants

François Delbaere est PDG et fondateur d’Olygose SAS à Compiègne, entreprise innovante qui propose des ingrédients fonctionnels (santé) à l’industrie alimentaire.

Sylvette Hernoux, dirige le lycée professionnel au sein de l’établissement privé d’enseignement général Notre Dame de la Tilloye, à Compiègne. Le projet éducatif de l’établissement  perpétue le charisme des soeurs de sainte Ursule, fondatrices de l’école, d’accompagner l’élève dans la construction de sa personnalité, dans la découverte de la vie, et dans le développement des qualités qu’il possède.

 

Parole d’expert

Recruter sans discriminer

De la formation initiale au premier emploi, il y a une étape obligatoire… Le recrutement.

Le handicap peut faire peur : peur de devenir soi-même handicapé, peur de ne pas savoir se comporter vis-à-vis d’une personne handicapée, peur des difficultés entraînées par le recrutement d’une personne handicapée. Il existe à leur égard de nombreux stéréotypes : manque de dynamisme, absence, incapable de s’intégrer à une équipe, instable, ne résiste pas à la pression, donne une mauvaise image aux clients, accessibilité… Il faut savoir dépasser ces stéréotypes et chercher à être objectif en prenant conscience que comme n’importe quel homme ou femme une personne handicapée a sa propre personnalité. En outre, une même déficience n’entraîne pas un même handicap. Par exemple pour une personne hémiplégique, ce qui impossible pour l’une ne le sera pour l’autre.

Les enfants du miracle

Aujourd’hui, Odon Vallet ne lâche plus le balancier dans lequel Aragon voyait la clé de tout équilibre. Il n’exerce plus son métier qu’à mi-temps, l’autre partie étant consacré à la fondation Vallet. Rencontre avec une personnalité hors du commun.

 

Relecture théologique

Par le père Arnaud Gautier, responsable de la formation au Collège des Bernardins

Un chrétien, même pratiquant, ne trouve pas d’emblée dans sa foi les lois d’un agir spécifique et juste en entreprise. Et s’il en trouve certaines, il lui manque souvent assez de force intérieure pour leur mise en pratique. Étudier les principes qui régissent la doctrine sociale de l’Église apporte un éclairage nouveau et fort. Comment agir pour que ces principes ne restent pas lettres mortes et comment trouver l’intelligence et l’assurance nécessaire à une telle entreprise ? Avoir de bonnes lois est essentiel, mais encore faut-il l’autorité suffisante pour les mettre en pratique.