Reportage

« Construire l’entreprise sur les richesses de chacun »

Publié le 26/04/2017

Roulottage à la main de pièces en soie.

Rencontre avec Hélène Dabbadie, membre des EDC et fondatrice de HandySoie, un atelier d’artisanat textile d’excellence qui travaille notamment pour le groupe Hermès. Une entreprise qui, dès sa création, a fait le choix d’inscrire le souci du bien commun au cœur de la vie de l’entreprise.

Quelques extraits de l’article dans la revue Dirigeants chrétiens n°82

Atelier HandySoie

Dans l’atelier de HandySoie, situé à Pont-Évêque, à quelques kilomètres de Vienne en Isère, les salariées sont concentrées. Les unes cousent à la machine, les autres à la main… Le geste est précis, appliqué, les couturières manipulent un matériau fragile : la soie sauvage. « Notre principal client est le groupe de luxe Hermès, pour qui nous réalisons des cravates et des foulards en roulottage à main [une technique d’ourlet très affiné, ndlr], mais aussi du linge de maison comme des tapis de bain » explique Hélène Dabbadie, la fondatrice. Un artisanat d’excellence qui ne l’a pas empêchée d’inscrire son entreprise dans le domaine social, comme en témoigne le choix du nom, HandySoie : « Handy avec un Y et non un I, signifie “agile de ses mains”. Cela change tout! Nous sommes une entreprise sociale et solidaire, nous accueillons des personnes en situation de handicap physique ou mental, des personnes éloignées de l’emploi… Mais pas exclusivement. Nous faisons travailler des gens minutieux, avec ou sans formation de couture, qui vont pouvoir se construire durablement dans le travail. »

S’appuyer sur les compétences et les richesses de chacun

Chaque nouvel employé débute son CDI par une année de formation dans la Handy-school, a n d’apprendre les savoir-faire requis.

Après cinq ans d’existence, l’entreprise a trouvé son rythme de croisière et démarche aujourd’hui de nouveaux clients dans le domaine médical comme celui des travaux publics. Dix- huit salariés sont en CDI, et huit devraient intégrer l’effectif cette année, après leur passage par la Handy-School, le centre de formation interne. Une réussite qui n’était pas gagnée d’avance : « Les débuts ont été difficiles, j’ai débuté avec 17 salariés, dont la moitié ne savait pas coudre. La première semaine, nous n’avons réalisé que 150 cravates ! Nous en fabriquons aujourd’hui à 2300!» Pour arriver à ce résultat, Hélène Dabbadie a été guidée par la recherche du bien commun et s’est employée à aller chercher le meilleur de chacune de ses employées. « Celles qui avaient une formation en couture ont été des leaders, elles ont montré aux autres que c’était possible, et les ont aidées à acquérir les bons gestes. (…) »

Retrouvez l’intégralité de l’article dans la revue Dirigeants chrétiens n°82