Alsace

Des équipes EDC ont accueilli des étudiants pour échanger sur les réalités et questions de la période de crise sanitaire

Publié le 13/05/2021

Le projet d’échange avec les étudiants s’est accéléré en avril et se poursuit en mai. Des équipes EDC ont accueilli des étudiants pour échanger sur les réalités et questions de la période de crise sanitaire.

Les Aumôneries Universitaires Protestantes, l’aumônerie de l’ECAM, le FEC et la Maison de l’étudiante nous ont permis à ce jour de rapprocher des étudiants avec nos équipes. Trois équipes, à savoir l’équipe Strasbourg D (Président Etienne Depeyre), l’équipe Strasbourg F (Président Geoffroy d’Anselme) et l’équipe Piémont des Vosges (Président Jean-Philippe Martz) ont reçu ces étudiants pour un échange ouvert et bienveillant et une écoute réciproque pour qu’entrepreneurs et étudiants se découvrent dans un monde changeant et que chacun puisse exprimer ses difficultés. Les jeunes ont pu ainsi préciser leur vision et leurs attentes par rapport au monde du travail et entendre les réponses de celles et ceux qui sont actuellement en responsabilité managériale et entrepreneuriale …

Un dernier échange est prévu le 20 mai avec l’équipe G (Présidente Sylvie Ribaut).

Après le premier échange, sur lequel l’équipe E (Président Eric Fogarassy) a reporté dans la lettre d’avril, l’équipe F partage avec vous les résultats de l’écoute d’un soir avec des étudiants….

A l’issue de cet échange, les trois étudiants nous ont communiqué une synthèse des apports et réflexions issus de cet échange que nous reprenons ici. Certaines thématiques et idées évoquées lundi soir nous ont particulièrement marquées :

L’idée d’une ouverture entre les différents services d’une entreprise.

D’aller comprendre comment travaillent les collaborateurs : leurs contraintes et leurs buts propres dans un contexte où le projet reste commun. Prenons l’exemple des médecins, dont la vocation première est de soigner, et des directeurs d’hôpitaux, dont l’objectif premier est de ne pas être en déficit. Il n’en demeure pas moins que le projet final deux acteurs est de faire tourner un hôpital qui soigne.

L’impossibilité d’émettre un modèle unique de ce qui pourrait être une éthique du respect de la vie privée en entreprise.

Ceci semble plausible selon l’objectif et la forme de l’entreprise (entreprise familiale/startup/multinationale). En conclusion, peut-être serait-il préférable que les liens entre employés, et la limite vie professionnelle/vie personnelle émerge spontanément. Tout en respectant une régulation.

Concernant le sens de l’individu en entreprise nous relevons deux choses. La première est d’accepter que l’on puisse ou non chercher un sens dans la réalisation de son travail en entreprise. La seconde est de composer avec la pluralité des sens des employés. Cela a pour conséquence de ne pas exposer un modèle, tel un story-telling forcé sur les origines ou ambitions de l’entreprise, mais plutôt d’accepter les choix de chacun.

Le goût du vrai, de la raison. L’idée de se soumettre à la raison, au réel semble comporter un avan-tage qu’est la remise en cause permanente. En d’autres termes accepter une re-légitimation conti-nuelle, ou presque, de la hiérarchie pour quelle soit considérée comme justifiée.

Une idée plus complexe à aborder et donc un peu moins présente, nous a beaucoup apporté. En effet, naïvement, nous ne nous étions jamais posé la question : en quoi et comment la religion peut-elle servir de modèle dans la construction de l’entreprise harmonieuse ?

Le monde de demain, c’est aujourd’hui. Qu’il n’y a aucune utilité à attendre des bouleversements sociétaux, qui viendront ou non, pour changer et revoir notre vision du monde.

Conscients de l’opportunité que vous nous avez offerte, nous tenions à vous remercier pour le caractère ouvert, bienveillant et incitatif de la réunion au-delà du clivage intergénérationnel.

Nous ne manquerons pas de vous donner de nos nouvelles. Aussi, nous avons pensé à cette phrase de Frère Roger (de Taizé, ndlr) qui pour nous résonne en ces temps : « Dieu vient éclairer le mystère de la douleur humaine au point de nous accueillir dans une intimité avec lui. Alors nous voilà placés sur un chemin d’espérance. Dieu ne nous laisse pas seuls. »

Vous trouverez également la réaction en synthèse du président d’équipe, Geoffroy d’Anselme :

Au nom de l’ensemble de l’équipe EDC, un grand merci pour l’échange très instructif d’hier soir et pour le temps que vous nous avez consacré. J’ai apprécié votre sens de l’écoute, votre envie de faire bouger les lignes sans brutalité ainsi que votre vision positive des choses.
En synthèse, quelques éléments évoqués hier :

  • La recherche de sens dans le travail : intérêt des projets avec des objectifs de résultat pour donner une dynamique, respect des collaborateurs, rester dans le vrai (ne pas forcer le festif ou le collectif quand cela n’est pas cohérent avec le métier exercé ou la taille de l’entreprise)
  • L’apport des formations trans-disciplinaires utiles pour mieux appréhender les interactions entre les métiers. Cela ouvre la réflexion sur la promotion de la mobilité fonctionnelle régulière au sein de nos entreprises
  • L’importance du lien social et de la relation humaine dans les études, le travail. Cela rejoint aussi la vocation des EDC.
  • Le rôle du management : cadre vs carcan, proximité, crédibilité
  • L’équilibre vie pro/vie perso
  • La nécessaire approche économique des choses, qui permet de faire aboutir les projets : recherche de la juste productivité, rentabilité des activités