Prière

Lundi 30 mars – Chemin de Carême avec les EDC

Publié le 31/03/2020

Aujourd’hui, nous continuons le temps du carême, avec cette 5e semaine mais nous allons commencer la 3e de notre confinement. Drôle de désert relationnel pour « déambuler » et progresser ainsi depuis chez nous. Nous subissons plusieurs tentations. Et le Christ vient nous signaler combien sa miséricorde nous relève et nous réconforte.


Chant

R. Par ta main guide-nous, Seigneur,
Transforme-nous en ton amour,
Rassemble-nous en un peuple saint
Qui porte en ce monde ta paix.

1. Le cœur broyé, l’âme emplie de peur,
Nous nous cachions loin de toi
Mais pour nous racheter, tu t’es fait l’un de nous,
Éternelle est ta miséricorde !

2. Tu as porté nos péchés, Seigneur,
Jusqu’à la mort sur la Croix
Et quand tu rends l’esprit, tu nous ouvres la vie,
Éternelle est ta miséricorde !

3. De ton côté, de ton cœur ouvert,
Le sang et l’eau ont jailli :
L’Église du Seigneur, fontaine du salut,
Éternelle est ta miséricorde !

4. Tu fais de nous des êtres nouveaux,
Nous rends capables d’aimer.
Ton regard plein d’amour a transformé nos cœurs,
Éternelle est ta miséricorde !

Pont :
Venez à lui, Il est la vie,
N’ayez pas peur ! (bis)


Évangile de Jésus-Christ selon St Jean (Jn 8, 1-11)

Lire ou écouter l’Évangile du jour sur Prionseneglise.fr

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
  Elle répondit :
« Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
  Elle répondit :
« Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »


Méditation 

Tout en prenant en considération les questions exégétiques qui pèsent sur ce passage évangélique, j’avoue y trouver une forte source d’inspiration.

Après être passé par le lieu si symbolique du Mont des Oliviers, Jésus gagne le Temple de Jérusalem où l’on se presse vers lui…

Voilà que les juges et autorités morales du moment lui lancent un défi en présentant une femme adultère.

Il manque un acteur principal !

Où est celui avec qui elle aurait commis ce « crime », conduisant à sa lapidation immédiate ?

Tous ces juges spontanés sont-ils dignes de foi et de bonne conduite ?

Dans son infinie sagesse, Jésus ne condamne pas.

Après un temps de silence et de méditation, il en appelle à la conscience de chacun.

Et c’est un merveilleux exemple de pédagogie du Seigneur : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Pour s’arroger un droit, encore faut-il être digne de foi ! C’est là où nous entrons tous en scène dans ce passage et l’exercice spirituel n’est pas insignifiant :

« Méditez ces paroles pour vous instruire, vous qui jugez la terre. Commence par te juger toi-même si tu veux sortir en toute assurance du sanctuaire de ta conscience pour juger les autres. Rentre en toi-même, examine-toi, critique et interroge-toi. Ta conscience ne te dit-elle rien de toi-même ?
Si tu es sincère, tu avoueras qu’elle a parlé. Tu as discuté, tu t’es écouté, tu as puni et pourtant tu ne t’es pas maltraité
 ! Alors agis de la même manière envers ton prochain ».

(Saint Augustin, Sermon 13)


Prière

Seigneur Jésus, je suis parfois acculé à voir ce qui fait défaut en moi,
Le mal que j’accomplis,
La négligence que je manifeste envers les miens
Le dédain que j’éprouve
La faute grave à laquelle je succombe.
Et je crois qu’en fermant les yeux tu ne verras pas mon péché.

Mais Toi, Tu gardes le regard limpide pour voir ce qui n’est pas conforme en moi.
Ta parole est une source d’inspiration à partir de laquelle je peux purifier mes yeux et mon âme.
Je souhaite prendre ce temps de confinement
pour avoir plus clairement conscience de ce que tu me proposes
Me reconnaître pécheur, demander pardon et me savoir réconcilié par toi.
Toi qui ne cesses de me dire
par pur amour
Va et ne pèche plus


Notre-Père