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Maxime Pawlak développe les « grappes de fermes [La Croix]

Publié le 05/12/2022

Le journal La Croix – partenaire de l’événement – a consacré un article à Maxime Pawlak, fondateur d’Eloi, à l’occasion de la réception du Prix Philibert-Vrau pour une économie du bien commun.

« Je souhaitais régénérer la terre et les hommes. Mais comment ? Comment allais-je faire pour amorcer cette transition vers l’agroécologie tout en aidant les plus fragiles ? » À ce questionnement personnel, Maxime Pawlak a trouvé la réponse : créer Éloi, une société à mission qui facilite la transmission de fermes et l’installation d’agriculteurs agroécologiques. Il a reçu le Prix Philibert-Vrau de l’économie du bien commun 2022, décerné jeudi 1er décembre par la Fondation des entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC). (…)

Dans les Pays de la Loire, Éloi a ainsi permis à trois agriculteurs avec 3 activités différentes, dans l’élevage, la grande culture et le maraîchage, de s’installer. « Finalement, on crée des lots, comme dans un immeuble avec des appartements. Ils sont proches voisins mais pas associés , raconte Maxime Pawlak. Surtout, ils collaborent en mutualisant souvent la distribution en circuit court, les boutiques à la ferme, etc. » Un système qui favorise également l’agriculture agroécologique. Le fumier de l’éleveur bovin peut servir au cultivateur, la rotation des cultures est rendue possible…

Son inspiration, sa fille Faustine 
« Il y a une dizaine d’années, j’ai vécu une conversion spirituelle. Petit, je me pensais catholique, puis en grandissant, je me suis défini comme athée, jusqu’à ce que je rencontre ma femme. Ma volonté d’aider les plus fragiles, je la dois à ma fille Faustine. À l’âge de 7 mois, la dernière de nos trois enfants a fait une crise d’épilepsie. Six mois plus tard, le diagnostic est tombé : elle est atteinte du syndrome Dup15q, une maladie génétique rare. Nous avons alors compris que Faustine ne serait jamais autonome, qu’elle ne parlerait pas.

Le soir même, j’ai commencé à rédiger le business plan d’Éloi. Le handicap est un vrai moteur de compassion pour le monde. Ma fille m’a aiguillonné. À travers Faustine, Dieu m’a tout donné : concept, investisseurs et associé. La crèche adaptée pour ma fille se trouvait à côté d’une salle de coworking où j’ai rencontré mon premier investisseur et l’associé cofondateur d’Éloi, François Moret. »