Eclairage spirituel

« Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis. » (Psaume 139)

Publié le 18/07/2018

« Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis. » (Psaume 139)

13 C’est toi qui as créé mes reins ; tu m’abritais dans le sein maternel.
14 Je confesse que je suis une vraie merveille, tes œuvres sont prodigieuses : oui, je le reconnais bien.
15 Mes os ne t’ont pas été cachés lorsque j’ai été fait dans le secret, tissé dans une terre profonde.
16 Je n’étais qu’une ébauche et tes yeux m’ont vu. Dans ton livre ils étaient tous décrits, ces jours qui furent formés quand aucun d’eux n’existait.
17 Dieu ! que tes projets sont difficiles pour moi, que leur somme est élevée !
18 Je voudrais les compter, ils sont plus nombreux que le sable. Je me réveille, et me voici encore avec toi.

(Ps 139,13-18 TOB)

Ni narcissisme, ni complaisance, ni futilité dans ce psaume mais une affirmation vraie de la dignité de la créature lorsqu’elle est face à Dieu : « Je reconnais devant toi le prodige. » Devant Dieu, la créature n’est ni rabaissée, ni écrasée ; elle est au contraire rehaussée par un regard d’amour qui considère d’abord ce qu’il y a de grand et de bien dans chaque être.

Dieu a une connaissance totale et parfaite de ses créatures : « Mes os n’étaient pas cachés pour toi quand j’étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre. » Certes, le Créateur connaît bien les limites de ses œuvres, mais il les respecte infiniment au point qu’aucune ne tombe à terre sans que le Père le sache. Le psaume 139 est une belle invitation qui devrait convertir notre regard sur le monde qui nous entoure et sur nos semblables.

Source : Cahier des EDC La dignité de l’homme au coeur de l’entreprise