Eclairage spirituel

Le modèle du serviteur qui fait le bien pour tous

Publié le 13/04/2017

S’ils sont chrétiens, les hommes et les femmes qui prétendent à l’exercice d’une responsabilité publique d’autorité et de gouvernance collégiale, et d’autres qui conduisent les entreprises, ou sont appelés à collaborer à leur direction, savent qu’ils doivent inscrire leur engagement dans une dimension de service.

L’agir humain ne se positionne pas naturellement dans le service. Les motivations secrètes peuvent contredire l’idéal, quand ce ne sont pas le réalisme des expériences qui transforment la bonne volonté et les enthousiasmes du départ en tyrannie de l’orgueil, recherche de la valorisation de soi et soif de domination. La nature de l’humanité est capable du pire et du meilleur, mais en christianisme, le dynamisme de la conversion à l’Évangile, et à ses règles de vie, ouvre à l’espérance que puisse être véritablement atteint le modèle du serviteur qui fait le bien pour tous. (…)

La vision haute du service touche à la transcendance

Cette vision haute du service touche à la transcendance. Elle donne à ceux qui en mesurent la profondeur de se sentir responsables devant Dieu, avant de l’être, ou en même temps que de l’être, devant leurs contemporains. Le pragmatisme et la prise en compte des réalités économiques, inquiétantes ou exaltantes, et des obstacles au bonheur immédiat sont compatibles avec l’exigence du service dont la barre semble si haute. Car il ne s’agit en aucune façon de quitter le monde actuel, sinon pour créer les perspectives qui élèvent l’homme et l’appellent au renoncement des satisfactions confortables. C’est l’espérance de Dieu de croire qu’il y ait possible adéquation entre la vocation baptismale et l’expérience de la vie.

Pasteur Alain Joly