Actualité des EDC

Vendredi 24 avril – Prière en temps pascal avec les EDC

Publié le 24/04/2020

Quelle est notre faim ?
Qu’attendons-nous comme nourriture ?
En quoi le Seigneur vient me combler ?

« Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?
»

(Ps 26, 1)


Chant

Le Seigneur est ma lumière et mon salut
De qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie
Devant qui tremblerais-je ? 

J’ai demandé une chose au Seigneur
La seule que je cherche
Habiter la maison du Seigneur
Tous les jours de ma vie

Mon cœur a redit ta parole
« Cherchez ma face »
C’est ta face Seigneur que je cherche
Ne me cache pas ta face

Je verrai les bontés du Seigneur
Sur la terre des vivants
Espère le Seigneur, sois fort et prends courage
Espère le Seigneur


Évangile de Jésus-Christ selon St Jean (Jn 6, 1-15)

Lire ou écouter l’évangile du jour sur Prions En Eglise 

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe :
« Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit :
« Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit :
« Faites asseoir les gens. »
Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples :
« Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.

À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient :
« C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.


Méditation 

Voici un moment crucial de l’évangile chez Jean comme chez les synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) qui rapportent à leur façon ce même événement.

Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas de comptabilité (compter les pains et les poissons) ou de capacité d’achat (200 deniers = près de 9 mois de salaires) sous le regard inquiet d’un directeur financier (Philippe mis à l’épreuve) et ensuite avec l’émerveillement du gestionnaire des stocks (12 paniers pleins qui restent)

Non ! Tous ces détails et ces précisions révèlent d’abord des besoins puis les moyens nécessaires pour les satisfaire. Jésus ne se laisse pas abattre par l’immensité voire l’impossibilité de la tâche. Il prête attention à la faim de la foule qui le suit car il sait que sa parole et ses signes accomplis ne suffiront pas à les combler. Il s’attelle donc à les nourrir. Ce qui semble alors impossible, faute de moyens, le devient grâce à l’espérance et à l’action de Dieu.
Ne nous trompons pas d’interprétation. Quand nous sommes en rupture de stock, il n’est pas certain que la pénurie sera systématiquement comblée par la seule action de Dieu. Mais regardons attentivement Jésus.

La première attitude est régie par le bon sens : Où pouvons-nous acheter ? Et de quoi disposons-nous ?

Puis, on gère ce qui semble être une carence : calme et répartition du peu qu’on possède (5 pains et 2 poissons) pour l’immense foule assemblée (5000 personnes).

L’acte de foi auquel Jésus nous provoque avec le miracle de la multiplication des pains est simple.
Il nous faut être attentifs aux besoins de nos frères et sœurs.
Peut-être ne disposerons-nous pas tout de suite de ce qui est nécessaire pour y répondre.
Mais demanderons-nous au Seigneur de nous aider pour trouver force et moyens ? Tirerons-nous profit de ce dont nous disposons déjà pour le partage ? Constaterons-nous que la conjonction de notre charité et de notre foi nous pousse à espérer que Dieu viendra à notre secours ?

La multiplication des pains suit le chemin de la confiance et de l’espérance. Et cela peut se passer tous les jours, en tout lieu.

Qui imiterons-nous Jésus ou Philippe ?


Prière

Seigneur,

Tu viens à notre rencontre
et prends bien conscience de nos faims et nos attentes.
Pour cela tu t’es donné à nous et tu nous combles. 

A un point tel, qu’abonde tout ce que nous pouvons partager.
Aujourd’hui, il est indispensable
de nous montrer attentifs aux besoins de nos frères et sœurs,
De répartir ce dont nous disposons afin que chacun en reçoive.

Le partage du peu ne crée pas le manque
Mais contribue à l’abondance.
Donne-nous de ce pain.
Encourage-nous à le répartir.


Notre-Père