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La PSC pour construire dans l'espérance

 

Entreprendre dans le nouveau paradigme de la mondialisation numérisé, c’est un peu comme jouer au tennis  sans grillage. Agir sans cadre ; c'est déstabilisant et déroutant. Vous perdez vos repères et vous devez adapter votre jeu, pour éviter de commettre des erreurs   auxquelles, auparavant, vous ne prêtiez qu’une attention anecdotique. En apparence, ce sont les mêmes règles qui s’appliquent mais  la façon de jouer change.
 

La nouvelle économie, c'est un peu ce court de tennis sans grillage, caractérisée par une libéralisation débridée et la prise de pouvoirs des nouvelles technologies sur nos organisations et nos modes de vies. C'est déstabilisant et déroutant. Les gourous du développement personnel nous invitent  alors à sortir du cadre pour trouver des réponses.
 

Mais que faire quand le cadre lui-même a disparu sous l'effet conjugué de la mondialisation et de la connexion permanente ? Là où le temps et les contingences techniques forgeaient des limites aux  conditions de travail, la révolution numérique a pris tout le monde de court.
 

Pour les dirigeants et chrétiens engagés que nous sommes, il faut donc repenser un cadre grâce aux principes de la pensée sociale chrétienne. La  pensée sociale chrétienne, c'est le  nouveau GPS du patron chrétien.
 

La pensée sociale chrétienne, c'est aussi l'opportunité de reconstruire, nos pas tant des règles nouvelles, mais surtout une manière de les appliquer, pour recréer ou retrouver du sens.
 

Mais la pensée sociale chrétienne, c'est SURTOUT un corpus de principes intemporels (même si elle nous invite à scruter les signes des temps)  construit sur une valeur simple : la dignité de chaque homme. Ce qui nous interdit la nostalgie et les vieilles recettes. « À vin nouveau outres neuves. » Mc 2, 18-22
 

Et il faut donc se garder du repli sur soi, de la tentation de reconstruire des murs, ce grillage bien rassurant du court de tennis, pour reconstituer le monde ancien et se protéger des agressions extérieures.
 

« Le Seigneur est le rempart de ma vie », c'est le seul mur qu'il nous faut défendre.
 
 

Frédéric Canton,
président de la région EDC Normandie
 

 

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