I - ETHIQUE ET PRATIQUE ACTUELLE DANS LES GRANDES ENTREPRISES FRANCAISES
CONSTAT
Le chef d'entreprise a pour objectif de créer les conditions permettant aux hommes et aux femmes de contribuer pleinement et efficacement à la marche de l'entreprise et de trouver, en retour, une rémunération et une motivation personnelle. La politique de rémunération de l'entreprise est un élément de la politique humaine de l'entreprise.
INTRODUCTION
La rémunération se compose pour l'essentiel :
- Du salaire qui rémunère la qualification individuelle (technicité, autonomie, responsabilité) et permet de reconnaître l'évolution des compétences.
- Des bonus de performance liés aux résultats de l'équipe ou de l'établissement (usines, ventes).
- De la participation obligatoire aux résultats de l'entreprise selon la formule légale.
Ces redistributions à caractère collectif renforcent la solidarité et sont l'occasion d'éducation économique sur les résultats et le fonctionnement de l'entreprise. La rémunération est un moyen de communication privilégié au plan collectif comme au plan individuel.
LA POLITIQUE DE REMUNERATION
L'objectif du chef d'entreprise à travers la politique de rémunération est de réussir à attirer les talents dont elle a besoin. Pour atteindre ses objectifs essentiels, la politique de rémunération doit réaliser un certain nombre d'objectifs spécifiques et notamment :
L'équité interne au sein de l'entreprise.
La compétitivité vis-à-vis du marché extérieur.
Une certaine stimulation.
L'attachement à l'entreprise.
Une certaine sécurité.
La bonne efficacité dans le rapport coût pour l'entreprise/avantage pour le salarié.
Les augmentations générales visent à assurer un certain maintien du pouvoir d'achat et sont versées chaque année dans la mesure des possibilités économiques et financières de l'entreprise.
Les augmentations individuelles intègrent l'évaluation de la performance, l'expérience, la mobilité professionnelle du collaborateur et son potentiel d'évolution. Le chef d'entreprise a la responsabilité de gérer la carrière de ses collaborateurs. En proposant une augmentation et une date d'application, il tient compte des étapes précédentes et de la marge de progression qui subsiste, afin d'éviter une situation démotivante de plafonnement de salaire.
La gestion des augmentations individuelles vise une double cohérence :
La cohérence interne : les augmentations individuelles tiennent compte du positionnement du salaire de chaque collaborateur par rapport aux autres, entre le salaire minimum de la profession ou de la convention collective et un maximum. C'est le sens des grilles de salaires qui établissent un lien entre salaire et niveau de responsabilité.
La cohérence externe : les rémunérations des collaborateurs peuvent être comparées avec les pratiques du marché en participant à des enquêtes sur les rémunérations. Le chef d'entreprise est le garant de l'équité des rémunérations à travers les augmentations individuelles qu'il distribue, dans le cadre du budget qu'il s'est fixé.
II - QUESTIONS ETHIQUES D'ACTUALITE
Cohérence interne :
Quelle amplitude de l'écart des salaires dans l'entreprise entre le salaire le plus bas et celui des dirigeants? (coefficient 3, comme chez LEROY-SOMMER ? ou 15, comme dans certains groupes ?).
Pourquoi ne pas afficher tous les salaires (transparence) ?
Cohérence externe : .
La rémunération ne doit-elle pas décroître après 50 ans ? (cohérence carrière/marché de l'emploi et besoins plus réduits du foyer). Part variable du salaire : Une part très importante du salaire au résultat est requise par les nouvelles organisations "par projets" et elle permet à l'entreprise, comme au Japon, de s'adapter par la masse salariale et non par les licenciements. Quelle part, croissante hiérarchiquement, donner au salaire variable ?
M.-H. CASALIS et J.P. LANNEGRACE
III - REFERENCES NOVATRICES
- Cas LEROY-SOMMER.
- Cas TELEMECANIQUE (partage des résultats).
IV - REFERENCES BIBLIQUES
- Principe du "juste salaire" dans la doctrine sociale de l'Eglise.
- Ancien Testament
- Evangile : Zachée - Ouvrier de la dernière heure.